Le Business Plan : outil indispensable pour la création ou le développement d’une activité de chambres d’hôtes ou de gites

15 décembre 2011 à 8 h 54 min | Publié dans Conseils chambres d'hôtes | 4 Commentaires
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Nous avons voulu vous offrir cet article pour mettre fin à certaines idées reçues sur l’utilité d’une “étude de marché”, connue également sous l’étiquette « Business Plan », dans une création ou même un développement de chambres d’hôtes ou de gites.

     Outil indispensable

Lancer sa maison d’hotes ou ses gites, c’est tout simplement lancer son entreprise. Ceci est valable dans le cas où cette activité ne représenterait qu’une complémentarité de revenus et de manière évidente s’il s’agit d’une activité principale dite professionnelle.

Le Business Plan est l’identité et la santé de votre établissement sur une période la plus longue possible. Sans cet outil, vous avancez sans aucune connaissance de votre marché et donc sans aucune visibilité sur le futur.

     Business Plan : un document évolutif

Le Business Plan ne doit pas être une « usine à gaz », surtout pas un rapport de 100 pages que personne n’arrivera à lire sans risquer de s’assoupir. Il doit être synthétique, pratique, accessible et facilement modifiable. En amont de tout projet, l’étude de marché a pour but de déterminer la faisabilité du projet mais également l’opportunité qu’il y a à créer un concept sur un territoire déterminé.

Contrairement aux idées reçues, un business vous suit tout au long de votre développement d’activité de chambres d’hotes ou gites. Il est important de le mettre à jour de manière régulière entre 3 à 6 fois par an de manière partielle ou intégrale afin de garder toute son utilité d’outil qui vous pilote. Trop nombreux sont les propriétaires qui une fois le Business Plan fait ne s’y plongent plus pendant plusieurs années et le dépoussièrent une fois les gros ennuis sur le palier !

Il s’agit donc d’un document évolutif qui vous permettra d’ajuster votre produit (vos tarifs, vos services, vos moyens de communication et commercialisation) en fonction des modifications de votre marché, à savoir vos clients et vos concurrents.

     Utilités d’un Business Plan

Les 4 utilités évidentes d’un Business Plan :

  1. Obtenir un prêt bancaire : il s’agit DU support indispensable
  2. Connaître son marché : concurrence et cibles de clientèles
  3. Maitriser ses chiffres : revenus et charges opérationnelles budgétés
  4. Ajuster son produit dans le temps en suivant les changements de tendance du marché

Un bon Business Plan permet donc de minimiser les risques et maximiser les gains associés à une activité de chambres d’hotes ou de gites, qui doit faire face à la densification d’une concurrence de mieux en mieux préparée et organisée…

     Sommaire type du Business plan d’un hébergement touristique

Voilà un plan type d’étude de marché pour les maisons d’hôtes, les gîtes ou même les hôtels indépendants :

  1. Situation touristique du territoire (offre, demande…)
  2. Analyse de l’état de la concurrence (benchmarking des établissements touristiques concurrents à votre concept…)
  3. Présentation du projet
  4. Définition des orientations stratégiques marketing du concept (communication, commercialisation, distribution…)
  5. Étude de rentabilité économique (montage financier, compte d’exploitation prévisionnel…)

Jérôme Forget

Quels sont les facteurs clés de réussite du site Internet de votre hébergement touristique ?

30 novembre 2011 à 14 h 35 min | Publié dans Conseils chambres d'hôtes | 12 Commentaires
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Alors que nous arrivons en période de basse activité touristique pour de multiples territoires, le moment est venu de faire un audit des différents éléments stratégiques de votre activité, afin d’en définir les zones de perfection et ainsi de mieux préparer l’activité des mois à venir.

Bien que le thème soit redondant dans les propos des différents acteurs de la professionnalisation des chambres d’hôtes et des gîtes, nous ne le répèterons jamais assez… la stratégie à privilégier et offrant le meilleur retour sur investissement demeure la « politique Web » !

Nous n’évoquerons que deux raisons parmi tant d’autres qui doivent justifier ce choix de priorité : une présence sur les réseaux sociaux ou les campagnes publicitaires du type « Google Adwords » ne peuvent constituer qu’un apport limité pour votre activité si le site Internet est vieillissant et ne présente pas les fonctionnalités correspondant aux attentes des internautes. Cela s’exprime notamment par un haut « taux de rebond » (pourcentage de visiteurs entrés sur une page Web, l’ayant quittée quasi instantanément).

Venons-en aux vecteurs de succès de votre site, quels sont-ils ?

- Tout premièrement, le site doit être optimisé pour le référencement. Les principaux procédés consistent à avoir une structure limpide et élaborée de manière logique, grâce notamment à l’intégration de balises dites « meta » adaptées pour chacune de vos pages (“Title”, “description” voire “keywords”) et à des balises de Titre et sous-titres (H1, H2…). Il est également extrêmement important de nommer de manière pertinente et avec des mots-clés l’ensemble des photos publiées sur le site.

- Bien que n’ayant plus réellement d’impact sur le référencement du site, le nom de domaine doit lui aussi être mûrement réfléchi. On doit alors trouver un compromis entre nom évocateur de l’activité, nom de l’établissement et taille en nombre de caractères. N’oubliez pas que lors de l’achat de votre nom de domaine, des adresses mails vous sont fournies. Il est toujours plus professionnel d’utiliser un courriel de la forme « contact@nomdedomaine.com » plutôt que « nomdelhébergement@gmail/orange/sfr.com ».

- Les fonctionnalités de base à offrir au visiteur sont multiples et doivent être articulées de manière logique sur le site Internet. Il s’agit alors de favoriser l’intuitivité de chacune des requêtes de l’utilisateur. Parmi ces propriétés, la géolocalisation de l’hébergement touristique et le formulaire de demande de réservation sont primordiales. Le site doit également permettre de faire la passerelle avec son territoire dans une notion de valorisation du patrimoine local et de référencement (page dédiée aux activités territoriales, liens sortants vers les acteurs institutionnels…). Pour les plus professionnels d’entre vous, nous préconisons d’intégrer un livre d’or, utile pour recueillir les impressions de vos précédents clients, voire une page dédiée à vos parutions dans les médias. Ces deux dernières fonctionnalités génèrent du contenu, ce qui est apprécié par les moteurs de recherche, favorisant ainsi le référencement de votre site.

- Le contenu textuel et la sémantique de votre interface sont bien entendu prépondérants pour votre e-visibilité. Nous tiendrons une ligne éditoriale à ce propos dans les semaines à venir.

- Enfin, l’arborescence du site Internet de vos chambres d’hôtes ou de vos meublés de tourisme doit présenter au minimum une page d’accueil, un descriptif de vos chambres ou gîtes, une mise en avant des activités locales ainsi qu’une page de contact et de réservation, auxquelles pourront s’adjoindre les pages « livre d’or », « actualités », ou encore « médias ».

- Suivant le positionnement de votre établissement et la clientèle à capter, l’intégralité du site doit être traduit de manière cohérente en langue(s) étrangère(s).

- Bien qu’étant une notion subjective, l’esthétique doit venir valoriser l’ensemble de l’œuvre. Cela s’opère notamment par la mise en place d’une ergonomie afin d’assurer une lisibilité maximale et de photos de qualités, pilotables par des diaporamas dynamiques.

Afin de mieux illustrer l’ensemble de nos propos, nous vous invitons à visiter deux de nos références :

- site fonctionnel pour les hébergements à faible capacité sensibles au budget : http://www.maisonhotes-lesmijanes.com/

- modèle plus épuré pour les établissements touristiques plus exigeants : http://www.traouarvilin.com/

Vous voulez en savoir plus ? Consultez nos prestations à partir de nos références !

Nous vous invitons à nous contacter pour toute demande d’informations complémentaires.

Thibaut Notario

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Mettre en place une réelle stratégie « Yield Management » pour vos chambres d’hôtes c’est adopter la meilleure politique tarifaire envisageable…

8 novembre 2011 à 9 h 31 min | Publié dans Conseils chambres d'hôtes | 5 Commentaires
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Le Yield ou le Revenue management est le principe de maximiser le chiffre d’affaires généré de la maison d’hôtes en jouant sur les variables prix et le coefficient d’occupation à l’aide d’une politique de tarification différenciée. Bien qu’en apparence très éloigné du principe de gestion d’une maison d’hôtes, sa mise en place dans une forme « basique » peut se révéler très intéressante à la fois pour le propriétaire de chambres d’hotes tout comme pour ses hôtes-clients. En effet, utilisé par la grande majorité des hôtels, ce modèle possède de nombreux intérêts pour un propriétaire de maison d’hote :

  1. Application de tarifs justes adaptés à différents segments et niveaux de clientèles ;
  2. Prévision de son chiffre d’affaire et de ses coûts associés ;
  3. Maximisation de son occupation et de ses profits clients.

Notre agence, Guest & Strategy a développé un modèle stratégique Yield management qui s’applique aux chambres d’hôtes. Ce modèle peut être mis en place dès l’ouverture d’une maison d’hôtes mais se révèlera encore plus efficace et abouti pour une maison d’hôtes ayant 2 ou 3 années complètes d’exploitation.

Il s’élabore de la manière suivante :

  1. Définir 3 ou 5 niveaux d’occupation (Basse saison, moyenne saison et haute saison) ;
  2. Définir et connaître ses segments de clientèles (familles et couples, singles, affaires…) ;
  3. Planifier le calendrier d’évènements et d’activités en fonction des vacances scolaires de l’année en cours ;
  4. Fixer un objectif de revenu et d’occupation par chambre disponible pour l’année budgétée ;
  5. Définir sa politique tarifaire par segment et par période ou par chambre et par période. Il s’agit alors de déterminer, en fonction de la période, la stratégie et les tarifs à appliquer : tarif maximum, tarif minimum, durée du séjour, segments, conditions d’annulation, offres packages, offres de dernières minutes, bons plans ;
  6. Contrôler les tarifs pour les principaux concurrents identifiés ;
  7. Suivre la montée des réservations et procéder aux derniers ajustements tarifaires : mettre à jour le tableau général des réservations, contrôler le niveau de réservations du jour suivant les objectifs, actionner les leviers de hausse ou de baisse d’activité en fonction du niveau de réservations ;

Exemple de l’application d’une politique de Yield Management pour une saison basse en maison d’hôtes pourrait être celle-ci :

  •  Tous les canaux de commercialisation ouverts y compris les ventes par des portails internet, des coffrets cadeaux et des agences de voyages
  • Proposition de packages attractifs et d’offres remisés sur les périodes les plus creuses
  • Aucune contrainte de dates de séjours, durée de séjour
  • Flexibilité des conditions d’annulation
  • Emailing et affichage des offres spéciales sur tous les supports de communication du propriétaire

Alors que la gestion de l’outil peut paraître complexe et chronophage, ce n’est pas vraiment le cas pour les maisons d’hôtes. Bâti sous forme de tableur, il ne faut consacrer qu’1 à 2 heures par semaine pour que l’outil se révèle performant.

Pour tout complément d’information ou pour tout conseil autour de la mise en place de ce modèle pour votre établissement, je vous invite à prendre directement contact avec notre équipe experte en Yield Management.

Jérôme Forget          

Analyse de l’enquête sur les séjours d’affaires en chambres d’hôtes

24 octobre 2011 à 13 h 02 min | Publié dans Actualités de la maison d'hôtes, Guest et Strategy | 13 Commentaires
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Chers exploitants et sympathisants des maisons d’hôtes,

Comme nous avions pu vous l’annoncer à la mi-septembre, l’agence Guest & Strategy a pris l’initiative de réaliser des études semestrielles afin de donner à l’activité les clés d’une gestion réussie, sur des thématiques spécifiques.

La première d’entre elles consiste à étudier les chiffres révélés par une enquête quantitative, dans le but de mieux comprendre la relation qu’il existe entre les séjours d’affaires et les chambres d’hôtes. Outre les résultats directement en lien avec les questions, l’analyse révèle certaines perspectives plus générales et qui s’adressent à l’ensemble des acteurs de l’activité.

Nous tenons à remercier l’ensemble des répondants pour le temps qu’ils ont bien voulu consacrer à cette enquête.

Afin de télécharger l’étude, vous pouvez vous rendre sur le lien suivant : http://tinyurl.com/3n8lmao

L’équipe Guest & Strategy

Exploitants de chambres d’hôtes et de gîtes : pour quel régime fiscal opter ?

29 septembre 2011 à 8 h 47 min | Publié dans Conseils chambres d'hôtes | 10 Commentaires
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Conseils régime fiscal chambres d'hotes - Guest & StrategyComme nous avons pu l’évoquer dans l’un de nos précédents articles, le choix du statut juridique est déterminant dans le cadre de l’exploitation d’une maison d’hôtes ou d’un gîte. Également, il est important de s’interroger quant à la fiscalité à adopter, suivant les projections économiques que révèle l’étude de rentabilité de l’activité à moyen et long terme.

L’Impôt sur le Revenu (IR) concerne les personnes physiques. Les revenus issus des chambres d’hôtes figurent parmi les « Bénéfices Industriels et Commerciaux » (BIC). Les salaires de l’exploitant apparaissent quant à eux dans la catégorie « Traitements et salaires ». Ce régime d’imposition est composé du micro-fiscal auquel peut s’ajouter une option.

Le micro-fiscal est un régime simple et adapté pour les exploitants exerçant sous le statut juridique de particulier, d’auto-entreprise ou d’Entreprise Individuelle (EI). Le chiffre d’affaires annuel ne doit pas excéder 81.500 euros. Le revenu imposable représente 29 % de ce dernier.

La première option est le prélèvement fiscal libératoire. Il permet à l’exploitant de déclarer et de payer l’impôt de manière régulière, en fonction du chiffre d’affaires généré sur la période. Le montant du prélèvement sera alors de 1 % du chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel. Cette option est accessible aux foyers fiscaux dont le revenu de l’année N-2 est inférieur ou égal à la limite supérieure de la troisième tranche du barème de l’IR de l’année N-1. En 2011, cette limite est de 26 030 euros pour une part de quotient familial. Elle est à incrémenter de 25 % pour un quart de part supplémentaire ou de 50 % pour une demi-part supplémentaire.

La seconde option est le régime réel d’imposition. Elle est appliquée lorsque le chiffre d’affaires est supérieur à 81.500 euros mais est également éligible de manière volontaire par tous les foyers fiscaux. Ce régime permet d’être imposé sur les bénéfices effectués plutôt que sur la masse globale du chiffre d’affaires. Les amortissements (restauration, aménagements…) entrant dans le cadre de l’activité viennent diminuer ce bénéfice et donc le revenu imposable. En ce sens, cette option se révèle judicieuse lorsque les amortissements sont relativement lourds.

L’Impôt sur les sociétés (IS) s’adresse pour sa part aux entreprises qui ont l’obligation de tenir une comptabilité. Le taux d’imposition est de 15 % celles qui ont un résultat inférieur à 38.120 euros et de 33,33 % pour les autres. Les salaires du dirigeant apparaissent cette fois encore dans la catégorie « Traitements et salaires » de l’IR.

L’analyse des perspectives économiques de la maison d’hôtes est l’élément qui doit orienter l’exploitant vers l’IR ou l’IS. Il est alors nécessaire de considérer le statut juridique adopté, le taux d’imposition du régime, le montant du chiffre d’affaires ainsi que la situation de la maison d’hôtes. En effet, tout déficit est imputable aux revenus du foyer fiscal dans le cadre de l’IR alors que si l’exploitant a opté pour l’IS, ce déficit viendra amoindrir les bénéfices des années suivantes. Au contraire, lors d’une situation bénéficiaire, la taxation opérée par l’IS est plus intéressante car moins élevée.

Thibaut Notario

C’est la rentrée, faites le bilan de votre saison et pensez à fidéliser et à développer votre activité de chambres d’hôtes ou de gites

30 août 2011 à 10 h 41 min | Publié dans Actualités de la maison d'hôtes, Conseils chambres d'hôtes | 2 Commentaires
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Après une période estivale mitigée, il est temps de préparer la rentrée. Si certaines destinations nationales ont connu une fréquentation très satisfaisante, comme  l’Ile de France, d’autres ont connu une légère baisse. Il est donc temps de dresser le bilan de ce deuxième trimestre et de préparer la fin de l’année, véritable défi pour beaucoup de maisons d’hôtes et meublés de tourisme.

L’objectif de notre article est de vous donner quelques pistes de réflexion quant aux techniques de fidélisation de votre clientèle, d’évaluation de la performance de votre hébergement et de conquête de nouveaux marchés.

Selon un vieil adage, conserver un client coûte 5 à 10 fois moins cher que d’en acquérir un nouveau. Il est donc important de développer des outils de fidélisation fiables et efficaces, afin de provoquer l’envie de revenir chez votre hôte ou de communiquer sur vous. Pour ce faire voici 5 étapes clés de la fidélisation de votre clientèle.

  1. Dressez le bilan de vos produits/services

Un client fidèle c’est avant tout un client qui apprécie la qualité de votre service et de vos produits. Il est donc primordial, à la fin de la haute saison, de dresser un bilan de votre activité. Identifier les forces et les faiblesses de votre produit vous permettra ainsi de mieux comprendre les attentes de votre clientèle. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de mettre en place un outil d’évaluation de la  satisfaction de votre clientèle. Il s’agit généralement d’une base de données qui servira à archiver tous les commentaires, positifs ou négatifs, que votre hôte a pu exprimer sur votre produit lors de son séjour. Couplé à une segmentation client, cet outil vous donne la possibilité de mieux cibler votre clientèle en fonction de ses besoins, et ainsi de développer ou d’améliorer vos offres commerciales.

  1. Développez votre connaissance de la clientèle

Connaître sa clientèle est indispensable à la mise en place d’une politique de fidélisation efficiente. La base de donnée joue, là encore, un rôle important. En effet, elle vous permet d’identifier et répertorier les comportements de consommation de votre clientèle, par segment. Vous pourrez ainsi facilement savoir, à la fin de la saison, quel est le panier moyen de votre clientèle affaire ou famille, ou encore quelle a été la durée moyenne de séjour par type d’hôte. Ces informations précieuses,  couplées à une veille sur les sites d’informations touristiques régionaux et locaux, vous permettront également de développer des offres commerciales pour le troisième trimestre à venir. Vous pourrez donc mettre en place des actions de prospection ciblées, et ainsi augmenter vos chances de réservations.

  1. Personnalisez votre relation client

Outres l’aspect purement stratégique de votre politique de fidélisation, il est important de personnaliser votre relation client. La clientèle chambre d’hôtes est, en effet, une clientèle qui recherche  la relation humaine, en plus d’un hébergement de qualité. Il paraît donc logique de garder une touche d’exclusivité dans votre suivi relationnel. Ainsi, en exploitant votre base de données, vous pourrez envisager de créer une newsletter « post-séjour » qui remerciera votre client de son passage et l’informera sur vos futures offres. En plus d’être informative, cette newsletter peut être prospective. En effet, elle peut être un outil de communication simple qui sera relayé par le client à son réseau de connaissance. Il est donc important de soigner votre outil de communication. Pensez également à chouchouter vos clients actuels en leur adressant un e-mail pour leur anniversaire, pour noël ou toutes autres occasions pouvant motiver un séjour chez vous.

Hormis internet, vous pouvez également personnaliser votre relation client grâce à des outils de communication simple, tel que des objets personnalisés à l’effigie de votre maison. L’objectif est alors double. Premièrement, il s’agit de matérialiser le souvenir des vacances dans un objet simple et  utile, tel qu’un stylo ou des post-it. Deuxièmement, il s’agit d’augmenter la visibilité de votre maison d’hôtes.

  1. Attention aux clients mécontents

Enfin, attention aux clients insatisfaits qui pourraient vous faire perdre de la clientèle. Le “bouche à oreille” peut se retourner contre vous ! Sachez réagir rapidement pour rétablir une relation de confiance entre vous et votre client.

A côté de votre politique de fidélisation, il est nécessaire de mettre en place une politique de prospection qui repose sur quelques leviers stratégiques.

  1. Identifier les nouveaux marchés potentiels

Pensez à faire un tour d’horizon des nouveaux marchés potentiels autour de chez vous, et notamment au niveau de la clientèle affaire. En effet, si la saison touristique va connaître sa période creuse, l’activité économique, quant à elle, est permanente. Il est donc judicieux de faire le point sur le potentiel de la clientèle affaire de votre territoire. Evaluez vos atouts ainsi que vos faiblesses, et partez à la conquête ou à la reconquête de ce segment porteur. Pensez également à la clientèle de proximité, qui à défaut d’être partie longtemps cet été pourrait bien multiplier les courts séjours.

  1. Soyez visibles et lisibles

Pensez à faire un rapide audit de vos outils de communication, afin de vérifier leur portée et leur pertinence. 80% du chiffre d’affaire des maisons d’hôtes passe par internet. Il est donc important de vérifier la lisibilité (ergonomie, textes, photos, liens,…) et la visibilité (référencement, campagne de publicité,…) de votre site.

Votre communication papier doit également être évaluée, et surtout présente dans tous vos relais locaux. Pensez donc à bien réactiver vos réseaux, à être visible dans les relais institutionnels, à créer de nouveaux partenariats/liens/synergies.

En résumer, la fin de l’été est le moment de faire le point sur votre activité, sur vos outils de communication, sur vos outils de fidélisation et sur vos objectifs. Cela vous permettra d’attaquer le troisième trimestre avec panache, et ainsi d’optimiser vos chances de réservations.

Si vous des questions sur ces notions, ou que vous aimeriez développer certains outils, Guest & Strategy se fera un plaisir de vous aider. En attendant, bon bilan et bonne rentrée.

Mathieu Defrel          

La situation et les enjeux des chambres d’hotes et des gites face au tourisme et handicap

8 août 2011 à 11 h 05 min | Publié dans Conseils chambres d'hôtes | 5 Commentaires
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Comment accueillir un touriste en situation d’handicap ? Quels sont les aménagements spécifiques que dois-je mener ? Qui peut m’aider dans ma démarche ? Quelles sont les aides existantes ? Quels sont les enjeux ?

Depuis quelques années, le secteur du tourisme a évolué et s’est adapté à un segment de clientèle particulièrement intéressant, mais mal connu : les personnes à mobilité réduite. Cette prise en compte du handicap dans les politiques de développement touristique, mais également dans les aménagements touristiques, a été impulsée par  la loi du 11 février 2005 relative à « l’égalité des droits et des chances, pour la participation et pour la citoyenneté des personnes handicapées ». D’ici 2015, on estime que la majorité de l’offre touristique sera accessible à ce public.

Le label Tourisme et Handicap, crée en 2001 par le Ministère délégué au Tourisme, a marqué un tournant dans la prise en compte des besoins des personnes à mobilité réduite, en permettant de donner, à ces dernières, une information fiable, homogène et objective sur l’accessibilité des sites et des équipements touristiques, et ce pour les quatre grands types de handicap : moteur, visuel, auditif ou mental.

La démarche de labellisation, qui reste une démarche volontaire, est ouverte à tous les acteurs du tourisme et notamment aux hébergements comme les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes. Mais aujourd’hui encore trop peu de propriétaires se sont lancés dans l’aventure, que ce soit par manque de moyens ou d’informations.

Cet article a pour objectif de vous donner quelques pistes de réflexions sur l’accessibilité de votre hébergement, mais également sur les enjeux sociaux et économiques de ce marché en devenir.

En 2004 est sorti un rapport de la commission Tourisme et Handicap, sur l’accueil de la clientèle handicapée, donnant de nombreuses informations pertinentes sur l’adaptabilité de son offre. Il détaille, handicap par handicap, quelles sont les spécificités de la clientèle, et donne quelques conseils pratiques pour améliorer l’accueil de son hébergement. Par exemple : pour la clientèle en fauteuil roulant, le rapport mais en évidence une distance minimale à respecter dans l’aménagement de l’espace intérieur. En effet, un client en fauteuil roulant à besoin d’un rayon de 1,50 mètres pour se déplacer sans problèmes. De même, une table ne doit pas être à plus de 80cm du sol, afin de permettre à votre hôte de s’attabler sans difficultés.

Autres exemples, pour la clientèle ayant un handicap auditif, il est recommandé de proposer une télévision avec télétexte ou encore un téléphone à flash lumineux. D’autres  astuces peuvent être mise en place pour faciliter le séjour de cette clientèle. On pourrait penser à l’installation de lumière indiquant qu’une personne se trouve devant votre porte, ou encore la remise d’un livret d’accueil présentant la maison et son environnement.

Bien que certains aménagements peuvent demander des coûts financiers relativement importants, comme par exemple la création d’une rampe d’accès ou l’installation d’un ascenseur, d’autres au contraire sont simple à mettre en place et faciliteront la vie de vos hôtes, tels que l’installation de panneaux d’information dans la maison. En 2008, le label Tourisme et Handicap a publié un guide reprenant tous ces conseils et bien d’autres. Ce dernier est téléchargeable ici.

Il est difficile de donner un coût moyen pour rendre sa maison d’hôtes ou son gite accessible à une clientèle handicapée. En effet, tout dépend de la configuration de votre hébergement (Maison de plein pied, villa sur plusieurs étages,…), du nombre de chambres que vous possédez, mais également des travaux que vous envisagez, ou encore du type de handicap que vous souhaitez accueillir. Les coûts peuvent donc aller de 1 000 € pour la création d’une rampe d’accès à 10 000 € pour l’aménagement d’une chambre accessible et 100 000 € pour l’installation d’un ascenseur. Cependant de nombreuses aides sont possibles. En effet, sur le site internet du label Tourisme et Handicap, vous pourrez trouver des informations très utiles sur les aides financières possibles. Chaque région et département possèdent également des dispositifs d’aides. Il existe aussi des dispositifs européens, tel que Fonds européen de développement régional,  qui offre une aide financière aux projets d’hébergements touristiques portés par le milieu agricole. Une priorité est alors donnée aux projets qui ont pour objectif de se faire labelliser « Tourisme et Handicap ».

Même si de nombreux dispositifs d’aides et d’informations sont aujourd’hui mis en place pour favoriser la création d’une offre d’hébergement adaptée à tous, il est notable que l’offre générale reste basse. Pourtant avec 36 millions de personnes en situation de handicap en Europe, on ne peut pas dire que le marché n’existe pas. Il reste  ainsi un réel travail de sensibilisation à mener auprès des acteurs touristiques, et notamment des chambres d’hôtes et des gîtes, afin de créer un parc d’hébergements accueillant et accessible à tous.

Pour plus d’informations sur la législation ou si vous avez des questions, ci-dessus nommés, nous vous invitons à vous rendre sur le site : Tourisme & Handicap.org ; ou encore à contacter l’agence Guest & Strategy : www.guestetstrategy  pour obtenir des conseils ou même une formation, éligible également au DIF.

Sources :

http://www.tourisme-handicaps.org/

http://www.handicap.en-charente-maritime.com/

http://editorial.bureauxlocaux.com/e_blo/l-accessibilite-des-erp-necessitera-20-milliards-d-25961.php

http://www.handicap.en-charente-maritime.com/tourisme/etude-l-accessibilite-du-parc-hotelier

http://www.tourisme67.com/tourisme-handicap/accueillir-pers-handicap.pdf

Mathieu Defrel

Quel avenir pour les chambres d’hôtes urbaines ?

28 juillet 2011 à 10 h 07 min | Publié dans Actualités de la maison d'hôtes, Conseils chambres d'hôtes | 3 Commentaires
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Chambres d hotes urbaines - Guest & StrategySans s’éloigner de l’espace qui a fait leur succès par le passé, les chambres d’hôtes connaissent une forte croissance en milieu urbain ces trois dernières années. D’ailleurs, la création de certaines marques de labels à l’image de « City Break » n’est pas complètement innocente. Cela renforce l’idée que la chambre d’hôtes a un avenir dans les moyennes et grandes villes françaises.

L’ouverture de chambres d’hôtes en ville a commencé à se développer afin d’entretenir son patrimoine, par l’intermédiaire de l’accueil et de l’hospitalité. Cette tendance s’est confirmée sous l’effet d’une demande toujours plus nombreuse. On pourrait penser que ce développement dessert les maisons d’hôtes en campagne mais il en est autrement : ce sont bien les clients d’hôtels traditionnels, désireux de plus de convivialité, de personnalisation et de rapports humains qui alimentent majoritairement ce marché. Aussi, le secteur de la chambre d’hôtes est fortement investi par les touristes dits « d’affaires », à la recherche d’intimité. C’est précisément sur ce point que la majorité des maisons d’hôtes urbaines s’orientent, en se faisant connaître des entreprises de proximité.

Néanmoins, l’exploitation de chambres d’hôtes en milieu urbain peut parfois s’avérer être un chemin de croix. En effet, le prix de l’immobilier est la raison pour laquelle la grande majorité des maisons d’hôtes sont des appartements d’hôtes. Ils sont alors confrontés aux règles des copropriétés et se doivent de n’émettre aucune nuisance pour les autres résidents. Les démarches peuvent s’avérer très compliquées lors de l’ouverture d’un appartement d’hôtes.

Pour résumer, en parallèle de leur développement sur l’ensemble des territoires urbains, les chambres d’hôtes doivent continuer à se professionnaliser pour mieux séduire la clientèle qui n’y est pas éduquée. Leur succès repose sur une atmosphère personnalisée et intime, en décalage avec les hôtels traditionnels urbains, tout en communiquant de manière intelligente pour séduire clientèle d’affaires, étrangère, etc.

Ce phénomène devrait être appuyé dans les mois à venir par le développement d’un tourisme toujours plus local contraint par le prix du carburant et par attrait pour son territoire.

Sur cette thématique, je vous invite à consulter le témoignage vidéo de Brigitte Mercier, propriétaire de la chambre d’hôtes Beehome à Paris.

Thibaut Notario

Quel statut juridique pour vos chambres d’hôtes et gîtes?

27 juin 2011 à 9 h 06 min | Publié dans Actualités de la maison d'hôtes, Conseils chambres d'hôtes | 1 Commentaire
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casse tete juridique chambre hotes - Guest et StrategySimple particulier ? Auto-entrepreneur ? Création d’une société ? Le choix du statut juridique se révèle être un véritable casse-tête pour les propriétaires de chambres d’hôtes et de gîte, mais comment choisir le plus adapté à son projet ?

A l’image de sa formation-conseil portant sur les statuts juridiques et la fiscalité des hébergeurs de petite capacité, l’agence Guest & Strategy vous propose un focus sur ce point essentiel pour l’activité de la chambre d’hôtes.

Tout d’abord, le choix du statut juridique dépend de votre attente du projet. Il est alors question de déterminer si vous désirez effectuer cette activité de manière complémentaire ou comme un travail à plein temps.

- Activité complémentaire :

Les propriétaires d’une à deux chambres d’hôtes ou d’un gîte à la recherche d’un revenu complémentaire pourront conserver leur statut de particulier. Bien évidemment, le propriétaire devra vérifier au préalable que cette activité professionnelle est bien en accord avec les règles établies d’urbanisme ou dans sa copropriété. Etant donné que les revenus perçus de la location des chambres d’hôtes ou des meublés de tourisme permettent l’entretien du patrimoine immobilier, ils sont comptabilisés dans la déclaration des revenus (cf. articles du Code du tourisme D324-1 à R324-8).

- Activité  à plein temps :

Les propriétaires qui envisagent une activité à plein temps et dont le chiffre d’affaires annuel dépasse les 16 000€ ont quant à eux le choix entre divers statuts. Le plus adapté est celui d’auto-entrepreneur. En effet, le propriétaire doit simplement procéder à une déclaration auprès de l’URSSAF et ne bénéficie pas du statut de commerçant. Le choix de ce statut est intéressant d’un point de vue fiscal car les revenus annuels n’excédent pas 81 500€. Ils sont donc soumis à l’impôt sur le revenu. Les propriétaires peuvent également se déclarer Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée (EIRL) et s’immatriculer au Registre du Commerce des Sociétés (RCS) en tant qu’entreprise individuelle. Ces revenus seront alors assujettis aux impôts sur les sociétés (cf. Code du Commerce, articles L526-1 à L526-6).

Enfin, les propriétaires peuvent créer une société de type EURL, SARL ou SAS dont le fonctionnement est très simple, sans capital minimum. L’avantage de ces statuts est la protection du patrimoine personnel des associés en cas de dettes et autres poursuites. La société qui est une autorité juridique distincte doit être inscrite au RCS. Cependant, depuis 2009, le statut laisse le choix du régime d’imposition (IS ou IR), selon le montant des revenus perçus (cf. Code du Commerce, articles L.223-1 à L223-43 et L.241-1 à 241-9).

Pour plus d’informations sur les statuts juridiques, nous vous invitons à vous rendre sur le site de la diffusion publique du droit : www.legifrance.gouv.fr ou encore à contacter l’agence Guest & Strategy pour obtenir des conseils ou une formation éligible au DIF.

Marjorie Dorsemaine

Le DIF au service des porteurs de projet et propriétaires de chambres d’hôtes

8 juin 2011 à 11 h 00 min | Publié dans Actualités de la maison d'hôtes | Laisser un commentaire
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Le DIF au service des porteurs de projet et propriétaires de chambres d’hôtesChaque année, plus de 7000 employés bénéficient du DIF, le Droit Individuel à la Formation. Le DIF est un capital d’heures de formation à la portée de tous les salariés. Ce dispositif est une véritable opportunité pour tous, de compléter leurs compétences dans le cadre d’une évolution de carrière, ou de se former à une nouvelle discipline : par exemple, créer sa propre entreprise. De plus, tous les frais sont pris en charge par l’employeur. Le DIF peut s’opérer pendant l’activité professionnelle, lorsque le salarié est sur le point de quitter son entreprise ou bien, depuis novembre 2010, lorsque que le salarié est demandeur d’emploi en projet de création d’entreprise dans le cadre du Pole Emploi. Ainsi, il est possible pour le bénéficiaire d’acquérir de nouvelles compétences dans le domaine vers lequel il désire s’orienter.

En effet, avant de se lancer dans l’activité de propriétaires de chambres d’hôtes, la plupart de ces nouveaux entrepreneurs exerçaient un métier dans un autre secteur. De plus, être « hôte » permet à ceux qui en ont toujours rêvé de devenir leur propre patron en gérant leur entreprise personnelle, car les professionnels de chambres d’hôtes vous le diront: être hôte est un vrai métier à plein temps et cela ne s’improvise pas ! Aujourd’hui face à la concurrence, pour ouvrir sa chambre d’hôtes il est plus que nécessaire de connaître la faisabilité de son projet comme faire son étude de marché, évaluer ses besoins financiers et matériels, bien commercialiser et communiquer son offre, ou encore il est important de connaître les bonnes pratiques des propriétaires de chambres d’hôtes. Ainsi, pour mettre toutes ses chances de son côté et réussir sa reconversion professionnelle à moindre coût, quoi de plus simple que suivre une formation du DIF ?

C’est dans ce cadre professionnel qu’aujourd’hui Guest & Strategy® propose des formations éligibles au DIF, destinées aux salariés des chambres d’hôtes qui désirent se professionnaliser davantage… A découvrir prochainement sur notre site Internet…

Les chiffres clés : Selon le rapport sur les formations de l’UCANSS (Union des Caisses nationales de Sécurité sociale) le nombre de salariés du DIF en France s’élevait à 7307 bénéficiaires en 2010, parmi lesquels 28% ont suivi cette formation afin de développer de nouvelles compétences.

Sources :

http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr

http://extranet.ucanss.fr/contenu/public/EspaceRessourcesHumaines/InstancesParitaires/CPNEFP/2010_rapport_formation/chiffres_1_1.html

Marjorie Dorsemaine

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