20-12
2010
Auteur : Jérôme Forget
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Un label n’est aujourd’hui pas une obligation légale face à la loi. Il faut distinguer les 4 « gros » labels nationaux reconnus par le Ministère du Tourisme : Gîtes de France, Clévacances, Fleurs de Soleil et Accueil Paysan et les « petits » labels plus spécifiques et plus « thématiques » qui peuvent représenter une très belle complémentarité avec l’un des labels nationaux : le label Tourisme & Handicap, Clair de lune, Bienvenue à la ferme, Bienvenue au château, Rando-plume, L’Eco-label européen, etc.

Tout d’abord, l’intégration à l’un des labels nationaux lors de l’ouverture de votre chambre d’hôtes, vous donne accès à une subvention du Conseil Général. Cette aide qui varie selon les départements, est en moyenne de 18 100€ pour un gîte et 4 100€ pour une chambre d’hôtes et atteint jusqu’à 30% des investissements HT. Ensuite, les labels apportent une marque, une notoriété et un gain de crédibilité face aux potentiels clients de chambres d’hôtes. Ils offrent également un panel de services complémentaires de communication et de commercialisation tels que le positionnement des hébergements labélisés sur un portail internet et sur un guide papier allant pour certains jusqu’à l’accès à une centrale de réservation payante. Les labels convient également leurs propriétaires à des réunions d’informations annuelles et selon les départements, peuvent également offrir des formations payantes ou gratuites sur le thème de la chambre d’hôtes et/ou des gîtes ruraux.

En contrepartie et afin de pouvoir contrôler ses adhérents, l’intégration à un label est soumise à un certain nombre de contraintes du point de vue des aménagements et de l’accueil des hôtes. Un label est payant et la cotisation annuelle dépend essentiellement de la taille et de la notoriété du label et de votre nombre de chambres en exploitation.

Hier, la question d’adhérer ou non à l’un de ces labels nationaux ne se poser pas ou peu, aujourd’hui même si les statistiques sont extrêmement difficiles à rassembler, nous savons que de plus en plus de propriétaires se posent la question…

Cette tendance est liée à de multiples facteurs :

  1.  L’attente d’un retour sur investissement systématique des propriétaires (Chiffre d’Affaire généré par le label supérieur à la cotisation annuelle),
  2. Le manque d’effectifs des labels,
  3. Les disparités de qualité existantes au sein des mêmes labels selon les territoires donnés,
  4. La volonté des propriétaires à être autonomes dans leur gestion et leur capacité à communiquer et à se commercialiser seul notamment grâce à l’outil internet.

La motivation 1ère des propriétaires de chambres d’hôtes à ne pas adhérer à un label est de garder une totale liberté dans leur gestion. Comme l’atteste ce témoignage : « En fait, nous préférons rester libres dans nos choix, que ce soit pour l’accueil, les réservations, la façon de présenter notre petit déjeuner ou la conception même des chambres ». (Source : Forum : http://www.big-forum.fr/big-forum_mes-Hote-986.php).

L’adhésion ou non à un label est donc dictée par des motifs à la fois financiers et personnels. Elle dépend également du positionnement de votre hébergement (classique-traditionnel ou insolite-unique) et de votre territoire d’accueil (dynamique ou endormi). Quoi qu’il en soit, chaque label doit être étudié, évalué, approché et mis en relief par rapport à la définition de votre projet. Le plus important, est que votre label corresponde à votre projet donc à votre hébergement et à votre personne…

Jérôme Forget

4 commentaires

  1. Thomas

    L’invisibilité des labels dans les résultats des moteurs de recherche n’incite pas à rejoindre les labels.
    Qu’un label comme Gîtes de France, ne sorte que très rarement en première page de Google sur une recherche chambre d’hotes + lieu est incroyable. C’est pourtant le 1er label français…

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    1. jeromeforget.guest&strategy

      Bonjour Thomas,
      Merci pour votre commentaire et belle année 2011.
      Il est vrai que les labels ne sont pas toujours à la hauteur des attentes des propriétaires de chambres d’hotes ou de gites ruraux sur cet aspect du référencement web.
      Les chambres d’hotes doivent garder un oeil attentif sur l’évolution du classement Google du résultat d’une recherche telle que chambres d’hotes + lieu. Il s’agit certainement là de la combinaison la plus utilisée à mon sens…
      Selon le classement, un travail plus ou moins important sera à effectuer à la fois sur le site internet du propriétaire de chambres d’hotes (niveaux texte et arborescence) puis par un positionnement sur les 1ers annuaires web de chambres d’hotes et gites ruraux.
      Question référencement, j’invite les porteurs de projet et les chambres d’hôtes à tester votre positionnement Google et visiter votre site internet. La combinaison : « Hotel autoroute A6 : préférez nos chambres d’hôtes » semble être très efficace 😉
      A très bientôt,
      Sincèrement,
      Jérôme
      Rédacteur Réussir sa maison d’hôtes
      Gérant Guest & Strategy

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  2. perrot

    moi j’ai ouvert ma chambre et table d’hôtes il y a 3 ans sous le label « accueil paysan aujourd’hui je quitte celui-ci trop de contraintes et peu de sérieux de leur part et surtout, ils aiment trop l’argent et ne font strictement rien…

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    1. laurakoeppler

      Bonjour,

      Navrée que l’expérience du label se soit mal déroulée dans votre cas. Pouvez-vous en dire davantage sur les contraintes dont vous parlez ? Quels sont d’après vous les points négatifs ayant motivé votre départ ? Pas assez de réservations émanant du label, adhésion trop onéreuse… ?

      Merci pour votre contribution qui pourra prodiguer un regard extérieur à nos lecteurs, et à bientôt sur le blog !

      Laura K.

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